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            Son livret militaire porte la mention « Fils d’étranger », mais lui est bien français, il est né le 31 Aout 1873 à Saint Laurent de Fours, dans le vallon du Bachelard, à quelques kilomètres de Barcelonnette.


Fils ainé d’une famille de six enfants, il va être incorporé, à 22 ans, au 157ième Régiment d’infanterie, où il restera simple soldat de 2ième puis de 1ère classe jusqu’en Septembre 1897. C’est pendant cette période qu’il écrira le récit de son voyage entre Tournoux et Lyon.


A  son retour à Fours, il épouse en 1901 Marguerite Drapery, qui lui donnera trois enfants. Employé quelques temps à la construction de la ligne de chemin de fer entre Chorges et Barcelonnette  (qui ne verra jamais le jour), il descend vers la Provence après le terrible tremblement de terre de 1909 pour participer à la reconstruction. C’est à Lambesc qu’il s’installe : en échange de ses talents de maçon, il acquiert un lopin de terre dans le quartier de la Gare, où il construira lui-même trois maisons, une pour chacun de ses enfants.


Marguerite meurt en Mars 1914, mais, bien que soutien de famille, Joseph sera mobilisé en Aout, laissant ses trois enfants seuls, l’ainée Léa a 12 ans.

Pendant la guerre, il sera des plus rudes batailles : Il est incorporé en Aout 1914 au 1er bataillon du 112ième Régiment Territorial d’Infanterie, stationné en Argonne.  Il sera d’ailleurs blessé en Juillet 1915. Ensuite, il sera affecté au 138ième (3ième bataillon) en Septembre 1915 puis au 209ième  en Août 1916 : ces deux régiments participent activement à la bataille de Verdun. Le 209ième étant dissous en Mai 1917, rien dans le livret militaire n’indique ses affectations suivantes, on sait seulement qu’il était brancardier.

Il est démobilisé le 13 Janvier 1919 et rentre à Lambesc où il reprend ses activités de maçon.


La vie ne sera pas tendre pour lui, puisqu’il perd son fils en 1936, puis l’un de ses gendres, fusillé  en 1944 au maquis de Sainte Anne. Le bombardement allié de 1944 sur la gare de Lambesc détruit en partie ses maisons, qu’il reconstruira de nouveau.

Il meurt auprès de sa fille Léa en Février 1966, à 93 ans : aux derniers repas de famille, il avait encore à cœur d’entonner « La Chanson des Blés d’Or », d’une belle voix de baryton : la légende familiale raconte, que lors de son séjour à Lyon, il avait participé dans les chœurs à des représentations du Faust de Gounod …. Gloire immortelle de nos aieux !!.....

Joseph (au milieu)
et deux de ses frères en 1914

Joseph Marguerite et Léa

Joseph (à gauche)
mobilisé en 1914

Après le tremblement de terre à Lambesc